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De l'herboristerie à la phytothérapie

La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Ce mot vient du grec "phytos" qui signifie plante et "therapeuo" qui signifie soigne.

Et donc,

"soigner avec les plantes"

UN PEU D'HISTOIRE

  • Le premier texte connu a été rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C.; ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.
  • Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C. est le premier recueil connu  avec « 110 pages ».
  • Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l’œuvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) , ou dans "Histoire naturelle", ouvrage en 37 volumes de Pline l'Ancien.
  • En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d'emploi.  Suite à des études scientifiques, les vertus de certaines plantes ont étés prouvées. Ces connaissances proviennent de guérisseurs et chamans du monde entier ( tradition orale) qui sont actuellement répertoriées afin de les breveter. Ce qui implique donc une volonté de commercialiser ce savoir et dans confier la gestion à des labratoires. L'objectif étant de monétiser ce savoir. Et donc des associations se soulèvent contre ce vol, les guérisseurs refusant qu'un commerce soit fait avec ce que "Mère Nature" a mis à notre disposition.
  • En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu'en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d'herboristes.
  • L'herboristerie a connu un rapide déclin avec l'avènement de la médecine scientifique et l'apparition des médicaments modernes (aspirine, antibiotiques, cortisone, etc.) Plus pratique d'usage car conditionnés dans une jolie boîte. Une médecine moderne qui se voulait avant-gardiste et sûre a connue de sévère scandales avec des effets secondaires qui ont entraîné le décès de millier de personnes. Par manque de recul, de nombreux effets des molécules chimiques n'ont pas été anticipées.
  • Et c'est pour cela que depuis les années 1970, les gens se tournent de nouveau vers les plantes médicinales. Les scientifiques ont donc été amenés à entreprendre de nouvelles recherches visant à repertorié les usages traditionnels des plantes médicinales, à les valider sur le plan scientifique.

La phytothérapie : 2 approches

  • Une approche empirique : Elle est basée sur des connaissances ancestrales et sur une vision holistique de la plante et de l'individus (c'est à dire dans sa totalité ). Elle est appelée médecine non conventionnelle, du fait que peu de recherches scientifiques ait été faites ...mais la tendance s'inverse au vu des scandales pharmaceutiques et des effets secondaires de certains médicaments. Cette approche s'est surtout transmise dans les pays dit "pauvres" et chez les peuples restés proches de la nature. Elle est aussi appelée l'herboristerie". Un herboriste prépare lui même ces mélanges de plantes et les propose sous diférentes formes (concentrés, huiles, élixirs, onguents, etc.).
  • Une approche scientifique : Elle s'intéresse principalement à des connaissances biochimiques de la plante et du corps humain et s'attache plus à une approche symptômatique. Elle est appelée " phytothérapie". Les extraits actifs identifiés sont standardisés et leur commercialisation est soumise à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les produits finis, et à la réglementation sur les matières premières à usage pharmaceutique (MPUP) pour les préparations magistrales de plantes médicinales, celles-ci étant délivrées exclusivement en officine.

La phytothérapie se veut être la médecine qui regroupe ses 2 approches mais la cohabitation est difficile. Car l'herboristerie repose aussi sur des connaissances vibratoires et énergétiques que la science a encore du mal à percevoir,alors que ce monde subtil est bien connu des chamans.

La science recopie une molécule de plante vivante pour la synthétiser et la reproduire à l'infinie. Cette copie est dépourvue d'énergie de vie et son action sera limité au corps physique mais aura des répercussions sur les corps énergétiques puisqu'elles ne sera pas en alignement vibratoire avec l'individu.

L'avantage essentiel de la phytothérapie est d'éviter les effets secondaires. Cependant, il est conseillé de consulter un professionnel qui pourra vous conseiller au plus juste. Certaines plantes sont toxiques et peuvent créer des interactions avec des médicaments chimiques.

LA PLANTE SOUS TOUTES SES FORMES

  • Tisane

Les plantes peuvent être utilisées fraîches ou, sèches. C'est une partie bien précise de la plante qui est employée,  (racine, feuille, fleurs, etc.). Les molécules actives se trouvant parfois dans une zone bien spécifique de la plante. Ces parties de plantes, entières ou finement broyées dans un sachet-dose, sont utilisées pour l'obtention d'une tisane que l'on peut préparer par :

3 modes de préparation :

- > infusion (on verse de l'eau chaude sur la plante),

- > macération (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau froide),

- > décoction (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau portée à ébullition).

  • Poudres et gélules

Les poudres, sont obtenues par un broyage classique ou par cryobroyage, qui peuvent ensuite être conditionnées sous la forme de gélule, ou autre forme, sont présentées par leurs adeptes comme représentant « l'intégralité » — le « totum » — du végétal.

Extraits hydroalcooliques de plantes fraiches ou alcoolatures

Un autre procédé, l’extraction, permet l’obtention d’une forme pulvérulente (extrait sec, atomisat), pâteuse (extrait mou) ou liquide (extrait fluide, teinture, teinture-mère) concentrée en principes actifs.

Après le broyage de la plante, la poudre obtenue est traitée par un solvant, par simple contact ou par lixiviation. On utilise généralement de l'eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique de titre variable, le plus souvent à chaud. Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés.

Cette extraction permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur synergie d’action. Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d'évaporation — généralement sous vide pour éviter une élévation trop forte de la température - élimine tout ou partie du solvant. La forme ainsi obtenue :

- > est une forme concentrée en principes actifs ;

- > peut être ajustée à une teneur fixe en principe actif (pour assurer une reproductibilité de l'action) ;

- > peut être incorporée dans une forme galénique permettant un usage aisé (gélules, comprimés, solutions, etc.). buvables) ;

Bien entendu, les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité, selon la nature du solvant utilisé, éliminer une partie des contaminants (ex. : pesticide) ou au contraire les concentrer ...
Lorsque l'extrait est un extrait hydro-alcoolique de titre élevé, il est généralement nécessaire que la toxicité du “ médicament de phytothérapie ” qu'il permet d'obtenir soit évaluée avant sa commercialisation.
Il existe également un 3e solvant: la glycérine végétale.

On obtient alors une triple extraction (eau/alcool/glycérine) qui permet d'obtenir une préparation proche du totum de la plante et avec un titrage alcoolique diminué. L'efficacité est plus élevée.

Pour les plantes ne figurant pas sur la liste de celles qui peuvent conduire à l'élaboration de ces phytomédicaments, les médicaments qui en contiennent des extraits — on n'est plus dans le strict domaine de la phytothérapie — doivent satisfaire aux exigences de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) standard obligatoire pour tout médicament ; le cas échéant, ils peuvent être soumis à une contrainte de délivrance, voire de renouvellement (ordonnance médicale).

On dénombre encore les teintures mères homéopathiques, les macérats glycérinés de bourgeons, les ampoules buvables, les huiles essentielles qui constituent une discipline distincte, l'aromathérapie et les hydrolats (ou eaux florales quand il s'agit de fleurs), obtenus, comme pour la plupart des huiles essentielles, par distillation à la vapeur d'eau.

PRECAUTIONS D'EMPLOI

La consommation « brute » de la plante induit la consommation d'autres produits contenus dans la plante que le principe actif, ne permettant ainsi pas de connaître la dose exacte de principe actif ingéré entraînant un risque de sous-dosage ou de surdosage. Pour certains médecins phytothérapeutes, les autres principes vont atténuer les effets secondaires en entrant en interaction.

Un exemple : la distillation de la lavande permet de dénombrer plus de 200 molécules différentes, dont des cétones et coumarines, dont la toxicité est moindre que s'ils étaient utilisés seuls.

La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l'on appelle en aromathérapie "le chémotype".

INTERACTION

La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner l’interaction des deux remèdes et l’apparition d’effets secondaires, parfois graves.

Par exemple, le millepertuis peut inhiber l’effet de médicaments comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d’anti-vitamine K, des contraceptifs oraux et certains antidépresseurs, ou d'autres moins utilisés comme la ciclosporine, des traitements contre l'infection à VIH (sida) comme l'amprénavir ou l'indinavir, ou certains anticancéreux.

 

Merci pour votre soutien : https://www.tipeee.com/chrystelle-de-almeida

 

 

 

 

 

PHYTOTHERAPIE PLANTES EXTRAITS HYDROALCOOLIQUES

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